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Mon parcours de psychologue : formation, expérience et engagement

Le métier de psychologue en France

Le métier de psychologue peut être appréhendé selon plusieurs angles.

En France, l’usage du titre de psychologue est strictement encadré par la loi. Il s’agit d’une profession réglementée, dont l’exercice est soumis à des conditions de formation précises. Pour faire usage de ce titre, le professionnel doit notamment être titulaire d’un Master (Bac+5) en psychologie, avoir réalisé un stage professionnel, et être enregistré auprès de l’Agence Régionale de Santé, garantissant sa reconnaissance en tant que professionnel de santé.

Au-delà de ce cadre légal, le métier de psychologue recouvre une pluralité de pratiques et de spécialités. En France, la psychologie s’organise autour de grandes sous-disciplines :

  • La psychologie clinique et la psychopathologie
  • La psychologie sociale, du travail et des organisations
  • La psychologie cognitive et les neurosciences
  • La psychologie du développement

Chaque spécialité repose sur des cadres théoriques, des méthodes et des champs d’intervention spécifiques. Concrètement, selon sa spécialisation, un psychologue n’abordera pas une situation de la même manière. À titre d’exemple, un psychologue clinicien s’attachera prioritairement au fonctionnement psychique de l’individu dans son rapport à lui-même, tandis qu’un psychologue social ou du travail analysera davantage la situation au regard des interactions, des contextes sociaux et des environnements professionnels. Cette diversité explique pourquoi il est parfois nécessaire d’orienter une personne vers un confrère dont la spécialité est la plus adaptée à sa problématique.

Être psychologue, c’est ainsi exercer un métier complexe et exigeant, qui mobilise des savoirs théoriques solides, une posture éthique encadrée par un code de déontologie, et une capacité constante d’analyse et d’adaptation aux situations rencontrées.

Vous retrouverez plus d'éléments sur le métier et ses liens (ressemblances et différences) avec les autres professionnels de l'accompagnement social et médical au sein de la section Articles. 

Le métier de psychologue en France

Ma formation et mon cursus universitaire

Après l’obtention de mon baccalauréat général en 2013, section sciences économiques et sociales, mon orientation vers la psychologie s’est imposée assez naturellement. Né en Normandie, j’ai choisi d’intégrer l’Université de Rouen pour débuter mon cursus universitaire.

Au fil de mes premières années d’études, j’ai découvert la richesse et la complexité de la psychologie, et me suis progressivement orienté vers la psychologie sociale, du travail et des organisations. Cette spécialité faisait particulièrement écho à mes centres d’intérêt, tant par ses cadres d’intervention que par ses apports théoriques et ses implications professionnelles. J’ai obtenu ma licence de psychologie en 2016, en concluant ce cycle par un travail de recherche portant sur l’influence d’un stigmate caché dans les choix d’orientation professionnelle.

Souhaitant poursuivre mes études en master, une contrainte personnelle m’a conduit à différer temporairement ce projet. Cette période m’a néanmoins permis de m’engager dans une mission de service civique et de réaliser mes premières expériences professionnelles, tout en nourrissant mon désir de découvrir d’autres environnements universitaires et professionnels.

En 2018, j’ai intégré le master de psychologie sociale, du travail et des organisations de l’Université de Nantes. J’y ai approfondi mes connaissances théoriques et pratiques, notamment à travers un mémoire de recherche consacré à la qualité de vie au travail, en m’intéressant plus particulièrement à l’influence du management sur le sens du travail et l’engagement organisationnel.

Durant ce cursus, j’ai fait le choix de réaliser deux stages dans des contextes volontairement contrastés : au sein d’une association nantaise œuvrant pour l’intégration de migrants issus de la Corne de l’Afrique, puis au sein du service des ressources humaines d’une banque internationale au Luxembourg. Cette dernière expérience, menée dans un contexte culturel et organisationnel anglo-saxon et en pleine pandémie de Covid-19, a constitué une étape particulièrement marquante de mon parcours. J’ai ainsi validé mon mémoire professionnel et obtenu le titre de psychologue en 2020.

Ma formation et mon cursus universitaire

Mon expérience professionnelle en tant que salarié

À l’obtention de mon titre de psychologue, un premier choix s’est imposé à moi : poursuivre une recherche d’emploi au Luxembourg ou revenir exercer en France. Malgré l’intérêt de cette expérience internationale, les différences culturelles et organisationnelles, notamment en matière de culture d’entreprise, laissaient selon moi peu de place à la richesse des apports de la psychologie du travail. J’ai alors fait le choix de débuter ma carrière professionnelle en France.

J’ai intégré rapidement le Centre d’Information sur les Droits des Femmes et des Familles (CIDFF) en tant que psychologue du travail. J’y accompagnais des personnes en situation de vulnérabilité, bénéficiaires du RSA, dans plusieurs villes de Meurthe-et-Moselle. Cette première expérience a constitué un véritable terrain d’apprentissage, tant la diversité des parcours et des problématiques rencontrées nécessitait une adaptation constante de ma posture et de mes outils.
Elle m’a également confronté aux limites de certains dispositifs, notamment face aux absences répétées aux rendez-vous, générant un décalage croissant entre mon engagement professionnel et la réalité du terrain.

J’ai ensuite rejoint l’association PYRAMIDE EST, structure porteuse de plusieurs missions de service public, dont Cap Emploi 57. J’y exerçais une double activité de psychologue du travail, à la fois sur le service Cap Emploi et sur le pôle formations et prestations. Mes missions consistaient notamment à développer l’activité de Conseil en Évolution Professionnelle (CEP) en Moselle, ainsi qu’à réaliser des bilans de compétences.
Cette expérience a été particulièrement structurante. Elle m’a permis de développer des compétences solides dans l’accompagnement de personnes en situation de handicap, ainsi que dans le travail auprès des entreprises sur les questions d’emploi, d’adaptation des postes et de maintien dans l’emploi. J’y ai également construit des partenariats étroits avec les services de santé au travail et le service social de l’Assurance Maladie.

Après un peu plus de deux années au sein de cette structure, j’ai fait le choix de revenir dans l’Ouest de la France, et plus précisément à Rennes. J’ai alors poursuivi mon activité au sein du réseau Cap Emploi, cette fois en Ille-et-Vilaine, portée par l'association ADIPH 35. Si les missions demeuraient globalement similaires, elles se sont enrichies de nouvelles dimensions, concernant l’accompagnement renforcé des entreprises, le maintien en emploi et le développement d'un pôle prestations. 

Mon expérience professionnelle en tant que salarié

De la pratique salariée à l’exercice en cabinet

Après un peu plus de deux années passées au sein de l’ADIPH 35, j’ai progressivement ressenti le besoin de m’affranchir d’un cadre administratif et institutionnel devenu de plus en plus contraignant. Le métier de psychologue est, par nature, exigeant et complexe. Accompagner des personnes ou des organisations sur le plan psychologique suppose une rigueur constante, une capacité de réflexion autonome et une liberté d’intervention indispensables à la qualité du travail mené.

Cette prise de conscience s’est construite à la croisée de plusieurs éléments. D’une part, la formation universitaire et le cadre déontologique du métier m’ont toujours conduit à interroger ma posture professionnelle et les conditions dans lesquelles j’exerce. D’autre part, j’ai été confronté aux limites inhérentes à certaines fonctions salariées, lorsque les attentes institutionnelles ou organisationnelles entrent en tension avec le code de déontologie des psychologues.

Exercer simultanément un rôle de psychologue et celui de salarié d’une institution peut alors s’apparenter à un véritable exercice d’équilibriste. Cette réflexion était déjà présente dès mes études universitaires, au cours desquelles la question de la place du psychologue, notamment lorsqu’il intervient pour et avec une organisation, est largement abordée. Elle s’est renforcée au fil de mes expériences professionnelles.

Pour moi, permettre à un psychologue d’occuper pleinement sa juste place, tant dans l’accompagnement individuel que dans les interventions en entreprise, suppose de pouvoir s’appuyer sur un cadre d’intervention clair et indépendant, en demeurant extérieur aux lieux et aux enjeux sur lesquels il intervient.

À cela s’est ajoutée une appétence pour l’entrepreneuriat, présente depuis plusieurs années, mais qui nécessitait encore du temps, de l’expérience et de la confiance pour s’exprimer pleinement. L’ouverture de mon activité libérale s’est ainsi imposée comme une suite logique, me permettant de concilier exigences éthiques, liberté d’exercice et cohérence professionnelle.

C’est dans cette continuité qu’est né le projet du cabinet PsyCoop, dont je présente la genèse, les valeurs et les orientations sur la page dédiée.

De la pratique salariée à l’exercice en cabinet